Retour à l'accueil Fable de ThalassaVers un autre poème ...

d’après peut-être Ésope, Babrius…

Comme il assistait impuissant
Au naufrage affreux d’un navire
Révolté par la mort, les destins qui chavirent,
Un homme interpella la Mer : « Assez de sang !
Pourquoi envers les miens commets-tu tant de crimes ?
Veux-tu anéantir enfin l’humanité ? »
—C’est pas moi, on m’a agitée ;
Permettez donc je m’exprime. »

« Je n’y suis pour rien c’est le vent :
Il vient remuer ma surface !
Me voilà déchaînée, que veux-tu que j’y fasse ?
Tout le monde a pu voir que j’étais calme, avant ! »
Et le vent à son tour plaidera l’innocence :
Mécanique des fluides et tout le tremblement,
Planète et son réchauffement,
Rotation terrestre, impuissance…

Avant de juger un coupable,
Assurons-nous à 100 %
Qu’il ne démontrera pas qu’il est innocent :
C’est déstabilisant et fort désagréable.

Noté du 2 vendémiaire au 18 frimaire 228
RétroChrono(23 septembre − 15 décembre 2019, 311tb).
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